Soudain, j’ai envie de réinvestir ce blog. Je ne veux pas me couper du monde... Mais!

J’en avais assez du temps passé (perdu) à cliquer à droite à gauche, des envolées politiques stériles, du voyeurisme ambiant qui devient la norme, du niveau global qui chute sans cesse. J'ai eu envie de retrouver comment c'était avant. Un choix qui n’est pas anodin quand on vit à des dizaines de milliers de km de ses proches, un choix qui peut surprendre, vexer, énerver. Un choix qui peut sembler inutile, ou stupide.

Ceux qui sont vraiment proches l'ont toujours été et j'espère le resteront. Qui peut, humainement, être “ami” avec 200 personnes?! On a 3, 4, 10 vrais amis, tout au plus. Et j’observe à quel point il est étrange de ne plus avoir de nouvelles quotidiennes de tout ce monde, comme un sevrage. Une impression de vide par moment.

Epurer jusqu’à l’essentiel. Adieu télévision. Adieu le superflu, meubles, vêtements, bazars inutiles. EPURER. Etre léger, pouvoir plier bagage en quelques heures si nécessaire. Ne pas se polluer d’objets en tout genre, poussiéreux et inutiles. Idem pour l’information, choisir ce que je vois, ce que mes enfants voient, prendre du recul. Choisir aussi, autant que possible, ce que l’on mange, ce que l’on boit. Cesser de consommer à tout va. Expliquer à mon Indien pourquoi je n’achète plus de bonbons à la gélatine de porc, pourquoi je préfère manger un Burger maison ou chez ‘Ulysse’ plutôt que dans un fast-food. Et il comprend fort bien, mon extraordinaire, voire même se passionne et pose mille questions. 

Et puis le temps et l’espace gagnés sont réinvestis, par autre chose. Du temps pour soi, en somme. Moins de choses, et trouver facilement ce que l’on cherche. Peu de choses, mais des jolies, des vraies, auxquelles je tiens réellement. Du temps pour écrire un vrai mail à ma sœurette, du temps pour concocter un album photo pour les mamies, du temps pour coudre, du temps pour mes enfants et mon cher et tendre. Du temps pour vivre et profiter de ce cadre extraordinaire dont je ne me lasse pas.

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Non, je ne me lasse pas d’aller à la plage tous les weekends, de ces nuances de bleus infinies, de ce ciel pur où le soleil explose. Je ne me lasse pas de voir les enfants pieds nus, insouciants, creusant le sable et grimpant aux arbres. Je ne me lasse pas de voir des poissons multicolores par dizaines, le soir après le boulot quand on va se promener au port. Et les yeux des enfants, et leurs cris de joie " 'gade, un passon, mamou, un passon!!"

Chaque jour un émerveillement ; une fleur, un arbre, une couleur. Chaque jour je sais que mes racines sont ailleurs, mais que bon sang, j’aime la vie sur cette île… Les gens qui, au lieu de baisser les yeux, te lancent un bonjour franc quand ils croisent ton regard. N’être au courant d’aucune mode, d’aucune tendance. Savoir que la nature sauvage nous entoure. Des décisions viendront, bientôt. Où, comment, partir, rester, acheter, un appart, une maison, un terrain, vivre en Europe, ici, à la ville, à la campagne, etc. Chaque chose viendra en son temps, et pour le moment, je me noie dans tous ces bleus, ces ors, ces verts et j'adore ça/

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La robe portée par June est faite maison, le patron provient d’Etsy (tenderfeet stitches), le tissu étoilé, une merveille de douceur a été acheté ici à Nouméa, ainsi que les pois rouges. Le joli imprimé est comme d’hab acheté dur le site de l’Innamorata.

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